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08/12/2012

2 YEUX ?

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                                     2 YEUX ?

                                                          LUCIE FELIX

                                             LES GRANDES PERSONNES

 

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  • Tout cartonné, ce livre pour les petits se découvre comme un tour de magie. Une couleur, une forme, un trou dans la page et l'histoire s'écrit. Lucie Félix fabrique ici un petit bijou de simplicité, nous livrant page après page les secrets de son talent : « J'ai dessiné huit formes bleues, j'ai percé la feuille de papier, et la pluie s'est mise à tomber. » On retrouve dans cet album l'esprit de Katsumi Komagata ou de Bruno Munari, l'intelligence contenue dans une forme simple, l'efficacité d'un papier coloré, la surprise créée par les découpes et toute la poésie d'un regard sur les petites beautés de la vie, un grain de pluie, une lueur dans la nuit ou les deux yeux brillants de la chouette qui guette... L'album, à l'esthétique géométrique et épurée, n'en est pas moins riche de sens car au-delà du jeu de cache-cache, c'est une réelle réflexion sur la construction et la déconstruction du récit qui invite les plus petits à jouer, chercher, observer, imaginer et apprendre à lire, déjà.

  • LUCIE CHARRIER
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29/11/2012

Mon père, l'étoile et moi

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Mon père, l’étoile et moi

 Yann Coridian

Editions L'école des loisirs

 

 

 

Martin est seul ce dimanche soir avec pour consigne de n’ouvrir à personne… Mais quelqu’un de très bien informé tambourine à la porte et réclame l’asile avec beaucoup d’insistance. Martin finit par capituler ouvrant à cette Marie-Agnès désemparée qui semble si bien connaître son père…

 

Il vient sans le savoir d’ouvrir à une étoile… « Mon père, l ‘étoile et moi »est un roman tout à fait renversant. Si vous pensez que les danseuses sont de frêles créatures, mièvres tendance rose cucul , ne se nourrissant que de riz complet et ne s’exprimant qu’en alexandrins, vous allez être surpris.

 

Marie-Agnès Gillot a le mérite d’exister en vrai et le portrait qu’en dresse Yann Coridian ne ressemble en rien à cette pâle image d’Epinal. Cette «  grande bringue » chaleureuse jure avec délectation, mange comme un cheval et incarne une Médée sanglante se métamorphosant en tueuse d’enfants le temps d’une représentation.

 

Pour Martin l’apparition de cette étrange jeune femme suscite bien des interrogations…

 

 « Mon père, l’étoile et moi » est un roman vraiment drôle, réjouissant et salutairement loin de tous les lieux communs. A recommander à tous ceux qui n’ont pas peur de perdre leurs  aprioris sur le monde de la danse… et pas seulement…

 

 

 

 

 

 

 

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20/11/2012

Sur l'île

 

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Sur l'île

Anne Cortey - Vincent Bourgeau

le baron perché

mars 2012

 

Cosmo est un jeune garçon qui vit sur une île. Ce soir, dans le bateau de pêche qui revient au port, il pense à la lettre qu'il a reçu de son amie Giulia. La petite fille vit sur le continent et passe tous les étés sur l'île. Mais c'est la première fois qu'elle vient en hiver. Les retrouvailles de ces deux enfants vont changer leur destin pour toujours.

Ces quelques pages semblent extraites d'un chapitre de roman. Ou serait-ce le roman tout entier qui est ici contenu... L'histoire de ces deux enfants, leurs souvenirs et ce qui les attend, l'avant comme l'après, se devine entre les lignes et derrière chaque coups de pinceaux. Et c'est toute l'ambivalence de cet ouvrage qui séduit : l'intelligence et la modestie d'une écriture simple, aux phrases courtes mais qui racontent tant de choses. Un prénom, un retour de pêche et l'on imagine déjà cette île à l'accent italien, ses couleurs comme la fraîcheur de ses nuits, le quotidien de ce jeune garçon qui apprend auprès de son grand-père les traditions familiales et le nom des étoiles, partagé entre le bonheur d'une vie simple et le désir de bousculer son destin. Les illustrations sont tout aussi riches et pleines de contrastes : la densité des couleurs et l'épaisseur des traits sont aérées par des lignes qui s'enfuient vers l'horizon ou la cime des montagnes. Vincent Bourgeau joue avec les vides et les pleins, trace des contours sur ses aplats de couleurs et laisse le blanc des pages dessiner à sa place. L'ensemble nous fait vivre une histoire d'amour insulaire, l'histoire de ces deux enfants amis depuis toujours et qui voient naître leurs premiers sentiments en même temps que la providence les rapproche. Un album touchant où pour une fois, l'île n'est pas le prétexte à l'exotisme ou la piraterie mais à un quotidien plus rude que la poésie et les rêves de l'enfance vont transcender.

 Lucie Charrier

 

 

 

09:09 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

07/11/2012

Sans le A

 

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Sans le A

 

L'anti-abécédaire

 

Michaël Escoffier – Kris Di Giacomo

 

kaléidoscope

 

septembre 2012

 

Que se passe-t-il si l'on supprime le A de carotte ? Le B du bœuf ? Que devient le poulet si on le prive de son L ? Voici un abécédaire pour le moins audacieux ! Un alphabet qui part en miettes, des lettres qui disparaissent et de nouveaux mots qui se dévoilent, la richesse de la langue française n'a pas fini de nous étonner. Ce duo auteur/illustratrice, habitué à collaborer, fonctionne à merveille et n'est pas sans nous rappeler l'humour et la construction du fameux « Prout de Mammouth » où chaque double page, ici consacrée à une lettre, se raconte par l'image. Un dessin décomplexé qui se joue des situations loufoques ou saugrenues créées par les jeux de mots. Un gorille qui regarde une famille en cage, des légumes en pleine prise d'otage ou des moufles en forme de moules donnent le ton et l'ambiance survoltée de l'ouvrage. Revisiter le genre de l'abécédaire n'est pas nouveau mais rien que la couverture, qui nous présente un homme canon plongeant dans un bol où flottent les 26 lettres, suffit à nous mettre en appétit !

Lucie Charrier

 

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18/10/2012

Moi, Ambrose, roi du scrabble

 

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La vie d’Ambrose  Bukowski (13 ans, orphelin de père) n’a rien de simple : il est sévèrement allergique à la cacahouète, affligé d’une mère surprotectrice et géographiquement instable, mais en plus il a une passion pour son pantalon fétiche violet, un bonnet tricoté main et le jeu du scrabble… De quoi être le garçon le plus impopulaire du collège… Lorsque trois de ses condisciples bêtes et brutaux lui glissent une cacahouète dans son sandwich, « juste pour voir », ils ne doutent pas qu’ils vont réellement changer la vie d’Ambrose.

 

La réaction d’Irène Bukowski est immédiate, radicale : elle décide de déscolariser son fils. Sans l’arrivée de Cosmo,  fils de la propriétaire et ex-taulard, Ambrose serait probablement mort d’ennui… A eux deux ils vont former un duo plus qu’improbable, unis d’abord par la passion du scrabble, ils vont s’entraider et finir par nouer une relation quasi filiale.

 

Susin Nielsen signe là un roman drôle et original sur la difficulté d’être soi, et c’est un vrai bonheur d’accompagner ces charmants hurluberlus dans leurs tribulations, souvent cocasses et parfois graves.

 

Susin Nielsen réussit  même dans ce roman l’incroyable exploit  de rendre un championnat  de Scrabble palpitant !

 Editions Hélium

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20/09/2012

Poèmes de terre

 

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Poèmes de terre

Olivier Douzou – Anouk Ricard

Rouergue

mars 2012   15,50

 

Passé maître dans le jeu de mots, Olivier Douzou ravit encore une fois notre langue et nos oreilles avec ce recueil de poésies, toutes écrites en vers. Comme dans nombre de ses ouvrages, nous sommes tentés de lire à haute voix et d'interpréter ces exercices de style. Chaque poème, aussi pertinent que farfelu, se récite et se déguste comme un petit bonbon. C'est donc sans aucune règle mais avec un profond amour pour le langage qu'Olivier Douzou s'amuse avec les rimes, réinvente les fables, use de l'argot ou du verlan pour mieux nous faire lire et partager ce grand délire oulipien. Et qui mieux qu'Anouk Ricard pour répondre à l'invitation ? L'humour sans détour de cette illustratrice de talent s'accorde avec magie aux contrepèteries et autres calembours inventés par l'auteur. Et ça grouille de vers dans tous les sens, le lombric tour à tour dessiné, modelé, tricoté ou photographié, seul ou en famille, habillé ou nu, grignotant un camembert ou levant son verre, les récits illustrés s'enchaînent et rivalisent d'originalité et de folie. Une manière douce et dingue de découvrir les délices de la langue, la richesse de la poésie et le bonheur des mots.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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