Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

19/06/2012

Chroniques de la pampa

 

 

couv-pampa.jpg

 

 

« Chroniques de la pampa » est un recueil de quinze courtes histoires où l’on croise entre autres Miguel Fourmilier, Calderon Viscache, Magali Capybara, Esteban grenouille…Toutes ces bestioles bizarres ont pour point commun d’avoir, par une fantaisie quelconque, dérogé à la loi de leur espèce…

 

Miguel le fourmilier, par exemple, est beaucoup plus intéressé par l’architecture des termitières que par la consommation des termites. Il visite ces  édifices d’un coup de langue expert, s’émerveille des voûtes, des puits de lumière, puis s’improvise architecte construisant une ville tout en se nourrissant négligemment des ses habitants. Son chef-d’œuvre enfin achevé, il s’aperçoit que la cité est morte dévorée par son architecte…

 

On y rencontre aussi les mésaventures d’un crotale musicien forcément incompris et solitaire, d’un puma insectivore obsédé par le saut  et enfin d’un loup, errant à la recherche d’un territoire loin des hommes toujours plus envahissants…

 

Au fil de toutes ces histoires, finement enluminées par Amélie Fontaine d’un trait à la fois précis et rêveur, s’ajoutent des notes documentaires sur les différents animaux  évoqués. On apprend ainsi les mœurs du Fournier roux, emblème de l’Argentine et expert en construction de nids maçonnés, les capacités exceptionnelles de saut du puma, l’appétit insatiable de la grenouille cornue…

 

A travers tous ces récits tragi-comiques,  Gwenaël David, nous instruit et nous enchante tout à la fois.

 

 Editions Hélium

 

 

 

22:54 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

25/05/2012

Emile est invisible

 

                           Emile est invisible

 emileestinvisible.jpg

      Vincent Cuvellier & Ronan Badel

 

      Editions Gallimard                             

 

               

 

 

 

Pour échapper  à l’horreur des endives au jambon de midi, Emile a décidé de devenir invisible, oui mais… il y a aussi de la mousse au chocolat… Emile se fait bêtement repérer à cause d’une moustache et de quelques vêtements superflus. Pour être vraiment invisible, il faut être tout nu et surtout très convaincu… Une surprise attend Emile, mais le petit garçon sûr de son super pouvoir ne se démonte pas… Vincent Cuvellier et Ronan Badel  signent là un petit album très drôle et réjouissant sur la capacité d’auto  persuasion enfantine. Emile n’est peut-être pas invisible, mais Emile est tout à fait irrésistible !

 

 

 

08:56 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

10/04/2012

Capitaine Massacrabord

66866970.jpg

 

Capitaine Massacrabord – Mervyn Peake

Editions La joie de lire  17€25


 
Au-delà des jungles et des déserts, au cœur de l'immensité de l'océan, navigue le Black Tiger sur lequel résistent cinq pirates et le célèbre Capitaine Massacrabord. Poignards et pistolets à la ceinture mais toujours le sourire en coin, ce charismatique maître d'équipage transpire la piraterie, les barils de rhum et le vieux tabac. Ses acolytes ne sont pas moins typiques : arborant des torses velus, des cicatrices et des tatouages, les cinq survivants sont aussi menaçants que totalement burlesques et décrivent bien l'ambiance bringuebalante qui règne à bord. Mervyn Peake, auteur britannique inclassable, signe en 1939 ce premier ouvrage et impose un style très particulier. Le dessin, vacillant, foisonnant, simule avec exactitude l'écume furieuse des vagues comme l'état chaotique de l'équipage du Black Tiger. Il raconte la découverte d'une contrée mystérieuse et colorée où vivent des chimères. Immédiatement séduit par une petite créature jaune et luisante, le Capitaine Massacrabord ordonne sa capture à ses marins, qui, après une course désorientée au cœur de l'île, parviennent à l'embarquer. D'ordinaire sanguinaire, le capitaine fait preuve envers son nouvel hôte d'une attention infinie, entre fascination et gentillesse. Une incroyable relation va alors naître entre ces deux personnages. L'univers de Mervyn Peake, influencé par son goût pour les voyages et l'enfance mais marqué par la guerre et la maladie de Parkinson, est tout entier contenu dans cet album loufoque, poétique et fantastique, où la cruauté se mêle à l'amour, la féerie à la piraterie. Un petit bijou de littérature qui a traversé les années sans mal et qui émerveille par la maîtrise d'un graphisme torturé, drôle et excessivement fin, et l'originalité du récit.

Lucie Charrier

capitaine-massacrabord.jpg

22:16 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

20/02/2012

un goûter en forêt

DSC01346.JPG

                                Un goûter en forêt 

                                      Akiko Miyakoshi

                                              Syros

 

Quand Kikko se réveille ce matin-là, tout est blanc dehors. Son père se met en route pour aller déblayer la neige devant la maison de Grand-Mère. « Oh là là, Papa a oublié le gâteau pour Grand-Mère ! Si je pars maintenant, je peux le rattraper... » S'enfonçant dans la neige au cœur de la forêt, la petite Kikko, coiffée d'un bonnet rouge, nous invite dans la féerie des contes. Petit chaperon, Alice ou Chihiro, la fillette traverse bientôt le miroir et la réalité bascule dans la poésie. Les dessins noirs et gris, réalisés au fusain, participent au mystère : une étrange bâtisse est apparu sur le chemin, ses hôtes, sous leurs lourds manteaux, ont le visage d'ours, de biches, de lapins ou de sangliers ; le forêt toute entière a revêtue une forme humaine et se retourne vers Kikko. Chacun se fige un instant. Puis c'est la rencontre et toute la bienveillance de ces personnages aussi inquiétants qu’hypnotiques qui réchauffe la grisaille ambiante et le cœur de Kikko. Les illustrations et la mise en couleur de certains détails – les parts de gâteaux, le cuivre d'un trombone – illuminent le froid de l'hiver et transcende cette intrigue presque banale. Transportée, Kikko retrouvera son chemin et Grand-Mère découvrira son gâteau, la magie disparaîtra comme elle est venue mais l'on se frottera encore une fois les yeux : était-ce un rêve ? Akiko Miyakoshi réussit le pari de la simplicité en offrant aux lecteurs un album silencieux, emprunt de douceur et d'une fantastique étrangeté.

Lucie Charrier

DSC01348.JPGDSC01349.JPG


10:47 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

02/02/2012

Bestiaire du Gange

 

tortue.jpg


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bestiaire du Gange 

      Rambharos Jha

              Actes Sud Junior


L'ouvrage est beau. Un grand format à l'italienne d'un bleu saisissant nous hape déjà l'œil et l'esprit, et c'est avec émerveillement que l'on plonge dans les pages, que l'on surprend à caresser, renifler pour humer la bonne odeur du papier tout juste sérigraphié. Réalisé entièrement à la main, Bestiaire du Gange est un bien plus qu'un album. Chaque page est un tableau offert au lecteur, une jubilation visuelle entrelacée de poèmes tamouls, adaptés et traduits, qui légendent les sérigraphies. À la manière de Haïkus, les textes sont brefs et toujours puissamment évocateurs : grondement de tambours, pluie battante, poissons déchainés, quelques mots suffisent pour accompagner le tourbillon de couleurs et à traduire la vie qui anime les eaux du Gange. Les animaux aquatiques s'animent sous la finesse et la précision du trait de Rambharos Jha, héritier de la tradition du Mithila. Cet art pratiqué principalement par les femmes du Nord-Est de l'Inde consistait à décorer les murs et sols des maisons de dessins colorés à l'occasion de fêtes et de célébrations. La minutie des détails et l'emploi de pigments naturels (curcuma, jasmin), caractéristiques de cette pratique, viennent ici sublimer les ondulations et remous du fleuve qui a fait naître cet imaginaire, entre mythologie et rêves d'enfant.

Lucie Charrier

16:55 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

14/11/2011

LA QUESTION QUI TUE

images.jpg

LA QUESTION QUI TUE

AUDREN

L’ECOLE DES LOISIRS

 

Les enfants ont parfois des problèmes et des angoisses dont les adultes ont du mal à mesurer l’ampleur. Une question peut-elle réellement tuer quelqu’un ? Cela peut à première vue sembler absurde, mais pour Wendy c’est un vrai problème.Wendy est une petite fille  vive et curieuse qui en classe ne peut s’empêcher de poser des questions  apparemment saugrenues.Sa maîtresse madame Laroumette en est excédée. Wendy tente donc de se retenir jusqu’au moment ou n’y tenant plus elle pose une question dont madame Laroumette déclare « Alors là, c’est la question qui tue ! » Le lendemain les enfants apprennent le décès de leur institutrice  et Wendy sans l’avouer à personne s’en sent entièrement responsable.Stupéfaite de son terrible pouvoir Wendy ose à peine ouvrir la bouche et malgré la bienveillance  de son père, elle hésite à se confier. Son amitié avec Tobias, un garçon que les autres enfants appellent cruellement Simplet, est son seul réconfort.

Avec « la question qui tue »Audren évoque avec beaucoup de subtilité  et d’humour les drames enfantins, des drames qui ne sont en aucun cas minuscules.

 

 

10:10 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)